C'est moi... dans un détroit en Caroline du Nord, photo prise par des gens de Mystic, Connecticut.
Il faisait beau. Juste un petit vent portant qui permettait au genois d'ajouter un petit noeud de vitesse au moteur.
mercredi 16 novembre 2011
Charleston = Somptueux
Depuis quelques semaines, les villes visitées m'avaient laissé plutôt indifférent. Port Elizabeth et Morehead City n'avaient pas de cachet particulier en plus d'avoir été lourdement affectés par le ralentissement économique.
Charleston a conservé son charme et sa beauté. Ses superbes villas sont le témoin d'un passé certes glorieux, mais le nombre incroyable de voiture de luxe sous-entend que l'économie se porte très bien ici.
Les palmiers font parti du paysage. Le temps est variable, mais habituellement beau en cette saison.
Ici, un ancien magasin général transformé en bureau d'avocat... réussi !
Charleston a conservé son charme et sa beauté. Ses superbes villas sont le témoin d'un passé certes glorieux, mais le nombre incroyable de voiture de luxe sous-entend que l'économie se porte très bien ici.
Les palmiers font parti du paysage. Le temps est variable, mais habituellement beau en cette saison.
Ici, un ancien magasin général transformé en bureau d'avocat... réussi !
Demain, en fin d'avant-midi je reprend la route.
À peine quitté le quai, je vais franchir la barre des 2 000 miles marins depuis le départ !
mardi 15 novembre 2011
De Litttle River, Sc à Charleston, SC
Dimanche 13 novembre, une autre journée le long de ces canaux de l'Intracoastal. En voilier, bien entendu, on veut faire un maximum de voile. Mais je dois confesser que la navigation à moteur dans l'Intracoastal est absolument merveilleuse. Entre les marais salants et les rivières chargés de résidus des forets, je ne me lasse jamais de ce paysage changeant. Entre régions marécageuses, banlieues, campagne et marinas, le paysage défile lentement, ou plutôt les bateaux défilent lentement dans ce paysage baigné par le soleil d'automne pour leur pèlerinage vers le sud.
Au fil des jours, les bateaux, les visages sont de plus en plus familiers. Certains sont devenus des rencontres quotidiennes et d'autres apparaissent et disparaissant au gré des ancrages et des escales.
La faune est toujours au rendez-vous. Pélicans, canards, aigles et autres oiseaux ont le don de nous émerveiller à leur passage.
Je réalise que je prends de plus en plus de plaisir à naviguer dans l'Intracoastal. Lors de la planification de ce voyage, je recherchais les goulets me permettant d'entrer et de sortir de l'Atlantique pour maximiser les journées de voile.
Mais ici à l'Intérieur des terres, les journées à moteur ne sont plus une contrainte, mais une défilement de paysages aussi variés que beaux. Les ancrages, souvent dans de petites criques ou rivières donnent cette drôle d'impression de camper en foret.
En fin de journée, je remonte la rivière Toroughfare Creek pour me retrouver devant une plage sablonneuse conseillé par Skipper Bob comme lieu d'ancrage.
Lundi 14 novembre. Aujourd'hui journée chaude et venteuse. Et le vent de face dans un canal peu protégé par la foret.
La progression est parfois lente lorsque le vent et le courant se liguent pour me ralentir, parfois à moins de 4 noeuds. Départ tôt le matin et arrêt en fin d'après-midi donnent tout de même une journée de 44 miles.
Celui-ci n'aura eu aucune difficulté à recharger des batteries à l'aide de ses deux éoliennes.
Mardi 15 nov. Petite avant-midi à naviguer jusqu'à Charleston.
Ici les dauphins sont nombreux sur l'Intracoastal. Mais ils ne se laissant pas photographier facilement même si ils viennent parfois faire le dos rond à moins de 10 pieds du bateau... quel beau spectacle.
Sur l'heure du midi, Charleston m'accueille avec son superbe front de mer où les immenses maisons sont reines. Je m'offre deux soirées en marina pour profiter pleinement de cette escale.
Au fil des jours, les bateaux, les visages sont de plus en plus familiers. Certains sont devenus des rencontres quotidiennes et d'autres apparaissent et disparaissant au gré des ancrages et des escales.
La faune est toujours au rendez-vous. Pélicans, canards, aigles et autres oiseaux ont le don de nous émerveiller à leur passage.
Je réalise que je prends de plus en plus de plaisir à naviguer dans l'Intracoastal. Lors de la planification de ce voyage, je recherchais les goulets me permettant d'entrer et de sortir de l'Atlantique pour maximiser les journées de voile.
Mais ici à l'Intérieur des terres, les journées à moteur ne sont plus une contrainte, mais une défilement de paysages aussi variés que beaux. Les ancrages, souvent dans de petites criques ou rivières donnent cette drôle d'impression de camper en foret.
En fin de journée, je remonte la rivière Toroughfare Creek pour me retrouver devant une plage sablonneuse conseillé par Skipper Bob comme lieu d'ancrage.
Lundi 14 novembre. Aujourd'hui journée chaude et venteuse. Et le vent de face dans un canal peu protégé par la foret.
La progression est parfois lente lorsque le vent et le courant se liguent pour me ralentir, parfois à moins de 4 noeuds. Départ tôt le matin et arrêt en fin d'après-midi donnent tout de même une journée de 44 miles.
Celui-ci n'aura eu aucune difficulté à recharger des batteries à l'aide de ses deux éoliennes.
Mardi 15 nov. Petite avant-midi à naviguer jusqu'à Charleston.
Une journée d'été, soleil chaud et peu de vent. Une journée en T-shirt sur Expresseau.
Les palmiers sont de plus en plus nombreux... le sud approche...Ici les dauphins sont nombreux sur l'Intracoastal. Mais ils ne se laissant pas photographier facilement même si ils viennent parfois faire le dos rond à moins de 10 pieds du bateau... quel beau spectacle.
Sur l'heure du midi, Charleston m'accueille avec son superbe front de mer où les immenses maisons sont reines. Je m'offre deux soirées en marina pour profiter pleinement de cette escale.
samedi 12 novembre 2011
De Carolina beach, NC à Little River, South Carolina
Vendredi 11 novembre, le temps est frais. Hier j'ai communiqué avec Francois au téléphone, il est à 15 miles devant moi. Cela fait des semaines qu'on essaie de se rejoindre et la météo viens toujours contrecarer nos plans. On fixe l'objectif pour le lendemain, Little River sera la destination.
En tournant à Southport, vent de face... pas moyen d'ouvrir un peu de toile pour contrer le courant.La progression sera parfois lente avec des rafales de 25 noeuds dans le nez.
Un valiant 42 rouge sort de Southport. Il hisse la grande voile avant de se diriger vers le goulet pour affronter l'Atlantique...il est costaud.
Celui-ci ira moins loin aujourd'hui.
Un bateau à moteur me dépasse, des gens du Rhodes Island. Ils ont remarqué mon drapeau acadien et viennent me saluer en agitant leur drapeau.
Si il y a un oiseau que je trouve cool c'est bien le pélican. Le voir voler très près de la surface de l'eau est un superbe spectacle. Mais barrer et faire des photos n'est pas toujours évident.
Et il y a aussi ces dauphins qui viennent faire le dos rond autour de moi.
Presque la mi-novembre. C'est la fin de la saison de navigation. Seuls les migrateur du sud et quelques pêcheurs sont encore en mer. Ici les bateaux sont rangés pour l'hiver. Au téléphone, le préposée de la marina nous donne un prix. 1.50$ du pied longueur pour les bateaux, 1.25$ pour les membres de Boat US. Quand il constate que nous sommes un groupe de 3 bateaux... il nous fais la facture à 1$ du pied
La journée se déroule en profitant ou combattant le courant le mieux possible. Dozier et SkipperBob , mes deux guides de navigation annoncent un pont flottant un peu avant ma destination, ce pont ouvre seulement aux heures. Je ne pourrai pas être là à 3 heures... peut-être 3h10 tout au plus... soudainement le courant décide de me donner un bon coup de main... ma vitesse passe de 4 noeuds à 5,5... je pourrai faire l'ouverture de 3 heures sans problème. Au loin je distingue la structure du futur pont en construction qui remplacera le pont flottant. Rendu à la hauteur de ce pont, nul trace du pont flottant... j'apprendrai qu'une mise à jour très récente des guides de navigation apporte la correction. À 15h30 j'entre à la marina Lightkeeper où m'accueillent François, Marie-André et Mario. C'est le temps d'un souper entre amis accompagné, bien entendu, d'une bonne bouteille de rouge.
Nous sommes maintenant en Caroline du Sud. Mais la nuit a été froide. Au lever du jour, le givre recouvre les bateaux. Ce sera de courte durée, le soleil réchauffera bientôt.
Cela n'empêchera pas Mario, en bon canadien, d'initier un petit combat.
François, Marie-André et Mario reprendrons la mer. De mon côté, après 5 jours consécutifs de navigation pour les rejoindre, je prends une pause. À partir d'ici le rythme sera plus lent et il me sera facile de les rattraper dans quelques jours.
En tournant à Southport, vent de face... pas moyen d'ouvrir un peu de toile pour contrer le courant.La progression sera parfois lente avec des rafales de 25 noeuds dans le nez.
Un valiant 42 rouge sort de Southport. Il hisse la grande voile avant de se diriger vers le goulet pour affronter l'Atlantique...il est costaud.
Celui-ci ira moins loin aujourd'hui.
Un bateau à moteur me dépasse, des gens du Rhodes Island. Ils ont remarqué mon drapeau acadien et viennent me saluer en agitant leur drapeau.
Si il y a un oiseau que je trouve cool c'est bien le pélican. Le voir voler très près de la surface de l'eau est un superbe spectacle. Mais barrer et faire des photos n'est pas toujours évident.
Et il y a aussi ces dauphins qui viennent faire le dos rond autour de moi.
Presque la mi-novembre. C'est la fin de la saison de navigation. Seuls les migrateur du sud et quelques pêcheurs sont encore en mer. Ici les bateaux sont rangés pour l'hiver. Au téléphone, le préposée de la marina nous donne un prix. 1.50$ du pied longueur pour les bateaux, 1.25$ pour les membres de Boat US. Quand il constate que nous sommes un groupe de 3 bateaux... il nous fais la facture à 1$ du pied
La journée se déroule en profitant ou combattant le courant le mieux possible. Dozier et SkipperBob , mes deux guides de navigation annoncent un pont flottant un peu avant ma destination, ce pont ouvre seulement aux heures. Je ne pourrai pas être là à 3 heures... peut-être 3h10 tout au plus... soudainement le courant décide de me donner un bon coup de main... ma vitesse passe de 4 noeuds à 5,5... je pourrai faire l'ouverture de 3 heures sans problème. Au loin je distingue la structure du futur pont en construction qui remplacera le pont flottant. Rendu à la hauteur de ce pont, nul trace du pont flottant... j'apprendrai qu'une mise à jour très récente des guides de navigation apporte la correction. À 15h30 j'entre à la marina Lightkeeper où m'accueillent François, Marie-André et Mario. C'est le temps d'un souper entre amis accompagné, bien entendu, d'une bonne bouteille de rouge.
Nous sommes maintenant en Caroline du Sud. Mais la nuit a été froide. Au lever du jour, le givre recouvre les bateaux. Ce sera de courte durée, le soleil réchauffera bientôt.
Cela n'empêchera pas Mario, en bon canadien, d'initier un petit combat.
François, Marie-André et Mario reprendrons la mer. De mon côté, après 5 jours consécutifs de navigation pour les rejoindre, je prends une pause. À partir d'ici le rythme sera plus lent et il me sera facile de les rattraper dans quelques jours.
jeudi 10 novembre 2011
De Morehead City à Carolina Beach
Mercredi 9 novembre, départ à 6h30 la levée du jour, à moteur, parfois aidé du Genois, dans un canal un peu différent de ceux des derniers jours. À partir du Dismall Swamp jusqu'à Morehead City les canaux et plans d'eau étaient d'eau douce. Ici on fait place à des marais salants d'où on peut accéder à la mer par beau temps. La couleur de l'eau est beaucoup plus verdâtre que les eaux brunâtres, genre café, des boisées. Ici peu d'ancrages disponibles. Le canal est peu large, dès qu'on le quitte, la profondeur descends à moins de 2 pieds. Mieux vaut avoir le profondimètre à l'oeil et donner un coup de barre dès que la profondeur diminue moindrement. Les planifications du jour se font donc au gré des possibilités d'arrêts et des obligations imposés par les ponts. Cela qui donne parfois de courtes journées.
J'entre maintenant dans une zone militaire. Heureusement pas de tirs réels aujourd'hui. Mais il y a tout de même de l'ambiance.
Un drôle d'oiseau volera au dessus de l'Intracoastal tout l'après-midi. Un avion à décollage vertical n'en finira plus de décoller et d'atterrir et tourner en rond.
Le seul endroit disponible pour ancrer dans le coin est un bassin creusé pour des fins militaires. Nous serons une vingtaine de bateaux à y passer la nuit.
À la nuit venue, le bruit des avions reprendra pendant une autre heure histoire de pratiquer ces atterrissages la nuit... enfin vers 19h30 ce sera le calme. Au loin on peut entendre les vagues de l'Atlantique s'échouer sur la plage.
Jeudi 10 novembre, petit à petit le groupe reprends la route. Des les premiers heures, un échouement. Les accumulations de sable près des goulets sont fréquents. Au cours de la journée ils seront une demi-douzaine à faire appel à Tow Boat US.
Les dauphins sont abondants dans ces cours d'eau. Quel plaisir de les voir danser à la proue d'Expresseau.
Et la procession continue jusqu'en fin d'après-midi. Je me paie une marina pour le soir... Il y a plus de 5 jours que je n'ai pas pris une vrai douche...
En entrant à la Marina Joyner à Carolina Beach, j'ai droit, moi aussi au plat du jour... En arrivant au quai pour faire le plein d'essence, je touche le fond. Je réussis facilement à me dégager, mais la préposée à la marina m'assure que c'est la première fois qu'elle voit un bateau toucher le fond à cet endroit.
Du côté de la mer on distingue au loin les chalets qui donnent sur l'Atlantique.
J'entre maintenant dans une zone militaire. Heureusement pas de tirs réels aujourd'hui. Mais il y a tout de même de l'ambiance.
Un drôle d'oiseau volera au dessus de l'Intracoastal tout l'après-midi. Un avion à décollage vertical n'en finira plus de décoller et d'atterrir et tourner en rond.
Le seul endroit disponible pour ancrer dans le coin est un bassin creusé pour des fins militaires. Nous serons une vingtaine de bateaux à y passer la nuit.
À la nuit venue, le bruit des avions reprendra pendant une autre heure histoire de pratiquer ces atterrissages la nuit... enfin vers 19h30 ce sera le calme. Au loin on peut entendre les vagues de l'Atlantique s'échouer sur la plage.
Jeudi 10 novembre, petit à petit le groupe reprends la route. Des les premiers heures, un échouement. Les accumulations de sable près des goulets sont fréquents. Au cours de la journée ils seront une demi-douzaine à faire appel à Tow Boat US.
Les dauphins sont abondants dans ces cours d'eau. Quel plaisir de les voir danser à la proue d'Expresseau.
Et la procession continue jusqu'en fin d'après-midi. Je me paie une marina pour le soir... Il y a plus de 5 jours que je n'ai pas pris une vrai douche...
En entrant à la Marina Joyner à Carolina Beach, j'ai droit, moi aussi au plat du jour... En arrivant au quai pour faire le plein d'essence, je touche le fond. Je réussis facilement à me dégager, mais la préposée à la marina m'assure que c'est la première fois qu'elle voit un bateau toucher le fond à cet endroit.
mardi 8 novembre 2011
Elizabeth City à Morehead City
Le départ était un peu plus éparpillé en ce matin du dimanche 6 novembre. Les marins semblaient partagés en cette fin de semaine ou on change l'heure, entre partir à 7h comme à chaque matin ou partir à la levée du jour qui est maintenant a 6h au lieu de 7h. C'est en compagnie d'un couple du Royaume Uni, rencontré il y a deux jours que les premiers élans de voile se font.
Avec des vent de 10 à 15 noeuds, Albermarle Sound n'a pas fait mentir à sa réputation. Elle à du caractère ... et même une attitude. Je suis certain que la majorité des navigateurs se sont dis en fin de journée : Ouf... ca a brassé aujourd'hui...
Au bout d'Aligator river, au détour qui mène vers le Aligator Pungo canal, des Zones de haut fond offrent un lieu d'ancrage superbe, éloignés de toute civilisation... pas de contact cellulaire.
Le lundi matin, 7 novembre, au lever du soleil le spectacle est sublime.
Et ce sera une autre journée, fraiche le matin, mais avec une douce chaleur estivale en après-midi.
Autour de nous, c'est un paysage de marécages qui ne cesse de défiler.
Et je n'ose également pas imaginer les tempêtes d'automne dont celui-ci semble avoir été victime.
Au souper, les maringouins me forceront à mettre les moustiquaires à l'entrée du bateau.
Le mardi 8 novembre, une autre avant-midi dans ce paysage sauvage et c'est la banlieue de Morehead City qui m'amène vers cette petite ville.
Avec des vent de 10 à 15 noeuds, Albermarle Sound n'a pas fait mentir à sa réputation. Elle à du caractère ... et même une attitude. Je suis certain que la majorité des navigateurs se sont dis en fin de journée : Ouf... ca a brassé aujourd'hui...
Au bout d'Aligator river, au détour qui mène vers le Aligator Pungo canal, des Zones de haut fond offrent un lieu d'ancrage superbe, éloignés de toute civilisation... pas de contact cellulaire.
Le lundi matin, 7 novembre, au lever du soleil le spectacle est sublime.
Et ce sera une autre journée, fraiche le matin, mais avec une douce chaleur estivale en après-midi.
Autour de nous, c'est un paysage de marécages qui ne cesse de défiler.
Les loutres de mer semblent s'amuser malgré le passage incessant des plaisanciers.
Les rares camps de pêche sont bien cachés dans les hautes herbes. J'ose à peine imaginer comment les moustiques doivent être nombreux pendant la saison estivale. Et je n'ose également pas imaginer les tempêtes d'automne dont celui-ci semble avoir été victime.
Au souper, les maringouins me forceront à mettre les moustiquaires à l'entrée du bateau.
Le mardi 8 novembre, une autre avant-midi dans ce paysage sauvage et c'est la banlieue de Morehead City qui m'amène vers cette petite ville.
Inscription à :
Articles (Atom)